lundi 1 octobre 2018

1er octobre


On reniflera nos culs dans la cage. On ne prêtera pas attention aux fusées qui éclatent dans le ciel avant la nuit, on déclinera l’offre de l’ours en peluche. On se jettera sur le bitume et on se relèvera avec sur nos pantalons la marque du crachin. Les gens autour imagineront des tatouages bleus sur nos cuisses et nos jambes et se demanderont jusqu’à quand la Terre nous portera. Ils renoueront leurs lacets en prévision d’une course échevelée. Une cohorte de bras prendra son envol en direction des océans. La peau frissonnera d’amour plutôt que de froid. Les mots seront balbutiés de sorte qu'on ne dise jamais une seule chose à la fois mais bien deux ou trois, pour le moins. Oui, sous la pluie nous pousserons des cris d’animaux et les humains raisonneurs se retrouveront du mauvais côté des barreaux. On se racontera des mensonges immémoriaux qui nous feront plaisir. On évitera les bacs à sable que les enfants eux-mêmes dédaignent. On se déplacera en glissant sous la lune, affranchis de toute mauvaise conscience. Le temps cliquettera sa bonne heure. Il se fera tard. On aura appris de nos erreurs. Au bout du décompte on exultera.