lundi 25 (2)
Lundi le soleil était revenu, je suis parti sur la grande plage où les nudistes déambulent nonchalamment l’été. Mes chaussures s’enfonçaient lourdement à chaque pas si je ne choisissais pas bien mon sable. Un ruisseau se déversait en provenance d’un marais où il m’est arrivé de voir des cygnes ; l’été il se traverse à pieds nus, j’ai fait un détour par un champ où paissaient des brebis. Arrivé sur l’autre bord, j’ai continué jusqu’au bout de la plage, au plus près du déferlement des vagues, et puis je suis revenu. Le ciel était immense et l’océan ouvert. Repassant par le champ des brebis, j’ai trempé à l’orée du crépuscule un pied chaussé dans un coin de marécage – c’était bien la peine !
Le soleil est tombé très rapidement derrière l’horizon, à 17h27.
(La jeune femme à la coiffure punk qui regardait romantiquement le paysage sur un rocher avait été saluée un jeudi vers 16h45. Et le vieux monsieur du dimanche sciait sa branche vers 16h10. On s’en fiche ? Oui mais sait-on jamais, ça pourrait resservir.)
C’était beau.
Oh, je ne suis pas inspiré ce jour-ci, à l’heure de raconter ce jour-là.
Nous sommes mardi, il est minuit, et ma catastrophe a eu lieu.


