mercredi 8 juillet 2026

Rhizomiques #251 (culpabilités)

Dans sa biographie de Kafka, Max Brod nous dit que la mère de Kafka était une "femme calme, bonne, extraordinairement intelligente, et même pleine de sagesse". (Il semble que la "bonne mère" soit un des concepts préférés des biographes.) (…) Julie Kafka écrit à Max Brod qu’elle serait prête à donner son cœur et son sang pour le bonheur de n’importe lequel de ses enfants. (…) Combien de cœurs peut donc avoir une mère ? Et que ferait l’enfant de tout ce sang quand il n’a besoin que d’une oreille attentive ?
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"Les principes pédagogiques permettent aux parents d'éduquer très tôt les enfants à avoir des sentiments de culpabilité." Ensuite faudra-t-il découvrir qu'on "ne peut pas déduire de la présence de sentiments de culpabilité celle d'une véritable culpabilité".
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Ma mère savait à quel point elle me manquait ; il me fallait veiller à ne pas trahir que c'était la raison pour laquelle j'appelais. Si elle devinait à ma voix à quel point elle me manquait, elle pouvait se mettre à pleurer et nous nous sentions alors coupables tous les deux.

? (référence manquante)
& Alice Miller (in L’enfant sous terreur)
& John Irving (in Les fantômes de l'hôtel Jerome)