25 novembre (jour -1)
Ce jour-là n’avait pas encore été transcrit dans le brouillon de ma boîte mail que le chat a effacé. Mais j’aurais bien besoin de la fin du jour précédent pour reprendre le fil de l’histoire. Où en étions-nous, le dimanche 24 ? Nous avions marché le long de la retenue d’eau qui paraissait tantôt lac, tantôt rivière, le temps était maussade, pas de soleil au-dessus de l’ombrage des châtaigniers. Nous avions rencontré ce vieil homme qui sciait une branche tombée à terre, sans doute pour se chauffer – le maniement énergique de la scie dispense d’allumer un feu dans la cheminée. (J'écrivais cela, je me souviens, mon trait d’esprit apportait une note amusée dans le récit plus grave d’une rencontre avec un sosie de celui que mon père était peut-être devenu, vingt après son départ.) Ce n’était pas une journée très remplie à part ça, je n’ai aucun souvenir de ce que j’avais écrit en transition pour le jour suivant. Une histoire de chat ?
(Bien entendu, le "nous" du "Où en étions-nous" est de pure forme, il inclut un lectorat hypothétique, ici je suis seul. J'en suis là. Avec le chat. Ce fameux chat. Ce diable de chat.)
(Bien entendu, le "nous" du "Où en étions-nous" est de pure forme, il inclut un lectorat hypothétique, ici je suis seul. J'en suis là. Avec le chat. Ce fameux chat. Ce diable de chat.)
